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    french SAS en europe

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    piment
    QUARTIER MAITRE 1ère CLASSE
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    french SAS en europe

    Message par piment le Dim 20 Nov - 8:30

    FRONT EUROPEEN
    - Novembre 1943 l'unité est renommée 1er Bataillon d'Infanterie de l'Air est passe aux ordres du Commandant BOURGOIN (dit le ''mancho'' suite à une mission de reconnaissance en Tunisie)
    - avril 1944 le BIA devient 3eme et 4eme SAS régiments (pour les Britanniques) et 2eme et 3eme RCP (français)

    France- Bretagne
    La Bretagne compte à la veille du débarquement de nombreuses troupes allemandes qui peuvent  renverser le cours de la bataille de Normandie.
    Les Alliés, soucieux de fixer ces troupes, envoient donc les SAS qui, aidés de la résistance Bretonne, doivent harceler l'ennemi et l'obliger à rester sur place.
    C'est donc 00h45 le 6 juin 1944 que 4 sticks précurseurs (35 hommes du 4th SAS) reprennent contact avec le sol français, devenant ainsi les premiers soldats français et alliés de l'armée regroupée pour Overlord à poser le pied en France, avant même les 177 fusiliers marins français du célèbre commando Kieffer.

    Ainsi, dans le cadre de la mission Dingson, les sticks des lieutenants Mariennes et Deplante sont parachutés près de Plumelec et Lilléran dans le Morbihan.
    Ils perdent ce soir-là leur premier homme, le caporal Emile BOUETARD, un Breton, le premier mort d' Overlord.
    Plus au Nord, dans le cadre de la mission Samwest, les lieutenants Botella et Deschamps et leurs hommes tombent en bordure de la forêt de Duault où ils installent une base.
    Le contact est pris avec la Résistance bretonne. Les maquisards sont nombreux, mais mal encadrés, mal formés et quasiment sans matériel. Les SAS prennent donc en main l'instruction ainsi que l'approvisionnement en armes, tout en menant des actions de sabotage visant les moyens de communications, de ravitaillement et de déplacement des Allemands.
    Le commandement allemand décide de réagir, car il craint l'ouverture d'un second front en Bretagne après celui de la Normandie. La Gestapo, la Milice française et des éléments russes ''blancs'' de la Wehrmacht sont déployés et montrent qu'ils sont capables de tout pour retrouver les parachutistes et les résistants soutenus par la population civile.
    Les deux bases de commandement des groupes SAS, la forêt de Duault (Côtes-du-Nord) et le village de Saint-Marcel (Morbihan) sont attaquées à quelques jours d'intervalle, les 12 et 18 juin 1944. Mais les Allemands, malgré des pertes sévères, ne parviennent pas à encercler ces bases, et obtiennent uniquement la dispersion des combattants.
    Les SAS (qui sont alors près de 450) sont répartis au sein des différents bataillons FFI où ils servent d'instructeurs. Par radio, d'importantes quantités d'armes et de matériel sont demandées et permettent d'armer plusieurs milliers d'hommes. Début août, lorsque les Américains entrent en Bretagne, l'ordre d'insurrection générale est donnée ce qui facilite la progression des unités blindées et la libération de la région.
    Le 4th SAS paya cher cette efficacité : 70 tués, 197 blessés sur 450 engagés (sans parler des pertes de la Résistance).

    Fin juillet et dans le courant du mois d'août, le 3eme SAS intervient en Vendée, dans le Finistère, le Limousin, les monts du Lyonnais et en Saône-et-Loire.

    Le 15 août 1944, un autre débarquement est programmé dans le sud de la France. Il aura lieu dans la région de Cavalaire.
    Pour le préparer des sticks du 3e SAS, de Conan, sont parachutés, dès la fin juillet, du Lyonnais à la Bourgogne le long des nationales 6 et 7, afin d’y attaquer les convois destinés à la défense ennemie dans le sud de la France
    .
    Les embuscades réalisées dans la région seront considérées comme les plus meurtrières de la guerre. Rouan et Porot avec leurs sticks vont même capturer un train blindé (Montceau les mines) et, avec l’aide des maquisards, faire plusieurs centaines de prisonniers.
    La puissance de feu des sticks déjà dotés de bazookas, arme nouvelle antichars, va encore être décuplée par l’arrivée de jeeps armées, comme celles du désert. La difficulté est de les faire parvenir aux SAS en opération. Le parachutage s’étant avéré désastreux, c’est donc en réalisant un raid exceptionnel d’audace et de témérité qu’elles vont réussir à rejoindre en Saône-et-Loire les SAS déjà en action, pour les renforcer.

    Les opérations se poursuivent ensuite pour le 4eme SAS sur la Loire (opération Spencer), et certains SAS prennent part à la libération de Paris, en y entrant les premiers ! .

    suivront les opérations en Belgique et pays bas....................

    C’est ainsi que se termine la formidable épopée des parachutistes français libres du «Spécial Air Service» dont le drapeau aura l’insigne honneur d’être fait Compagnon de la Libération et d’être le plus décoré de la guerre.

    le général de Gaulle leur adressera cette citation  

    ''Pour les Parachutistes, la guerre ce fut le danger, l’audace, l’isolement.
    Entre tous, les plus exposés, les plus audacieux, les plus solitaires, ont été ceux de la France Libre.
    Coups de main en Crète, en Lybie, en France occupée ; combats de la libération en Bretagne, dans le Centre, dans l’Ardenne ; avant-garde jetée du haut des airs dans la grande bataille du Rhin, voilà ce qu’ils ont fait, jouant toujours le tout pour le tout, entièrement livrés à eux-mêmes, au milieu des lignes ennemies.
    Voilà où ils perdirent leurs morts et récoltèrent leur gloire. Le but fut atteint, la victoire remportée. Maintenant, ils peuvent regarder le ciel sans pâlir et la terre sans rougir.

      La date/heure actuelle est Jeu 29 Juin - 16:09